Les pépites du musée de Cruzy

Le Musée de Cruzy n’a pas fini de dévoiler toutes ses merveilles. De nombreux universitaires nationaux et internationaux viennent étudier ses collections. Loin de vouloir garder ses secrets pour elle, la structure veille à transmettre, documenter et nourrir ses découvertes. En l’espace de 50 ans, elle est devenue un lieu de ressource et un conservatoire vivant du patrimoine. Francis Fages dit « Titi » fait partie de ces passionnés qui entretiennent la flamme de l’Histoire et sauvent de l’oubli ou de la destruction les vestiges du passé. Au fil des ans, de nombreux agriculteurs, vignerons et propriétaires ont pris le réflexe de contacter le musée lors de découvertes de curiosités et autres objets anciens dans les champs ou les greniers. C’est ainsi qu’une pierre avec des inscriptions en langue ibère a été confiée au musée il y a 50 ans. Elle provenait du secteur de Nissan-lez-Ensérune et son célèbre oppidum. Il s’agit, à ce jour, de la seule pierre gravée d’inscriptions en ibère du célèbre site archéologique. Cette langue n’a pas encore été déchiffrée, chaque pièce du puzzle a donc son importance. Lionel Izac, administrateur de la forteresse de Salses, d’Ensérune – Oppidum et musée archéologique, de la cathédrale de Perpignan, accompagné de sa collaboratrice Sophie Izac et de Virginie Gay, animatrice du réseau des musées de territoire de l’Hérault sont venus découvrir les richesses du musée de Cruzy et de son dépôt laboratoire. La pierre a été scannée sur place afin d’être étudiée. Un procédé technologique impressionnant qui permet de modéliser en temps réel l’objet. Qui sait ? ce vestige contribuera peut-être à résoudre l’énigme de cette langue oubliée. En octobre l’ACAP, qui gère le musée, célébrera ses 50 ans avec un cycle de conférences et des expositions inédites. Nous vous en reparlerons.

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