Vendredi dernier, une nouvelle opération de sauvegarde des poissons a été organisée sur l’étang de Capestang, durement touché par la sécheresse. Toute la journée, les bénévoles de la Fédération de pêche, accompagnés de nombreux jeunes, se sont mobilisés pour préserver la faune aquatique.
Cette intervention a été rendue possible grâce à une autorisation administrative temporaire exceptionnelle de prélèvement d’eau dans le canal du Midi, via la pose d’une manche. Les services de l’État (DDTM de l’Hérault) et Voies Navigables de France (VNF) ont ainsi autorisé et mis à disposition un apport exceptionnel de 50 000 m³ d’eau, tandis que le GIC en a assuré la mise en œuvre technique. Cet apport d’eau a permis la réalisation de cette opération de pêche de sauvegarde.
Le déclenchement de cette opération s’est appuyé sur un suivi régulier de l’état sanitaire du site, fondé sur des relevés physico-chimiques de l’eau et des observations de l’état général de l’étang, permettant d’intervenir au moment le plus opportun. Près d’une tonne de poissons (mulets, carpes, anguilles…) a ainsi pu être repêchée puis transférée vers d’autres plans d’eau du territoire, où les conditions sont plus favorables à leur survie. Les poissons-chats, espèce invasive, ont quant à eux été écartés de cette opération de sauvegarde.
En raison du renforcement des mesures liées à l’alerte sécheresse, les prélèvements d’eau ne sont désormais plus autorisés. Cette opération de sauvegarde a donc été menée avant l’entrée en vigueur de ces restrictions, afin de préserver un maximum de poissons dans un contexte devenu particulièrement critique.
Laura, notre animatrice Natura 2000, était également présente pour participer à cette intervention.
Face aux conséquences de la sécheresse, les acteurs de l’étang se sont une nouvelle fois mobilisés pour préserver la biodiversité. Parallèlement, les élus et l’animation Natura 2000 sollicitent une réunion d’urgence avec le sous-préfet de l’Hérault et les services de l’État afin d’identifier des solutions pour faire face à la crise sanitaire qui affecte fortement l’avifaune, en particulier en raison des épisodes de botulisme.